Rap marocain

Le rap marocain est un genre musical marocain, hérité du rap et à la culture hip-hop. Il se distingue néanmoins du rap américain ou français par ses variantes locales (régions, villes, quartiers) et par sa proximité de la jeunesse marocaine (de par les thèmes qu'il traite) ainsi que par la relative influence de la culture marocaine qu'il subit. Au Maroc, un genre particulier de rap marocain porte le nom de Hé-Ha ( style musical des goupes H-KAYNE ou FNAÏRE en particulier ), pour affirmer sa couleur spécifiquement marocaine.


Historique

Les débuts du Hip Hop et des arts urbains au Maroc remontent au milieu des années 1980.

Le rap et la musique urbaine ont rapidement conquis les grandes villes du Maroc. Utilisant la langue crue véhiculée dans la rue (Darija), les rappeurs marocains revendiquent des messages de contestation politique et sociale dans l'espoir d'un Maroc meilleur et dénoncent régulièrement la corruption, la misère, le chômage, et autres fléaux inquiétants. Dès lors, le rap qui apparaît comme un nouveau style original et expressif devient très rapidement un élément d'accroche pour un nombre important de jeunes.

Les rappeurs marocain ont d'abords débutés dans des quartiers de la ville de salé pour se développer ensuite vers d'autres quartiers de cette même ville. Un des premiers groupes de rap représentatif furent le groupe Les Dragons Blancs crée en 1993 qui est passé à l'émission Musiqua, présentée à l'époque par Jaqueline Alioli.

Le 1er album de Rap marocain est sorti en 1996 du groupe "Double A" de la ville de Salé sous le label "Adoua' al-madina".

Le rap marocain fait apparaît de plus en plus dans les quartiers populaires des villes et dans les agglomérations avoisinantes. Ce style a par contre des difficultés à décoller du côté des maisons de disques qui hésitent à produire du rap et du hip-hop.

D'autres artistes pratiquant le rap marocain ont évolués dans d'autres ville du pays, comme à Meknès[1]

Même si le rap local est largement influencé par les tendances américaine et françaises, les rappeurs marocain n'adoptent pas le même mode de vie, comme les grosses voitures, filles dénudées ou d'armes à feu, ces rappeurs se revendiquent plutôt à une appartenance populaire souvent musulmane en restant respectueux de certaines valeurs.[2]

Pour les observateurs de ce genre musical, ce sont des albums sortis depuis 2004 qui permettent au rap marocain d'émerger et de toucher un large public. C'est le cas de l'album intitulé Mgharba tal'Mout de Bigg[3], le chanteur déclare "utiliser le langage des jeunes pour leur parler vrai. J'exprime ainsi le fond de ma pensée et la leur. Je crie haut sur scène ce que les Marocains pensent tout bas"[4], le maxi Khatwa signé Casa Crew, les albums d'H-kayne , de Fnaïr[5], de Zanka Flow.

Au sein de la nouvelle scène marocaine, Hoba Hoba Spirit est un groupe qui se distingue des autres et obtient du succès auprès des jeunes, car il a un style un peu spécial baptisé "Haiha Music" (la musique de l'éclate). La ruée des jeunes vers le Festival d'Essaouira pour les voir en concert en témoigne.

Comme pour beaucoup d'artistes non-subventionnés par le ministère de la Culture du Maroc, les rappeurs doivent également recourir à la débrouillardise quasi-amateur car ils ne disposent pas de circuit de distribution normal. Certains n'hésitent donc pas à s'autoproduire et déposer leurs cassettes ou CD en vente dans le circuit commercial.



Représentants du Rap Marocain 2001 à 2008

Bigg[6]
H-kayne [7]
Casa Crew
Smoufey
Star Fire ( Casablanca Derb Sultan )
Mic Flow ( Casablanca Derb Sultan )
SimoSysteme
Style Souss ( Groupe d'Agadir )
Aminoffice solo de salé
Rass Derb[8]
Fnaïre[9]
Zanka flow( Groupe de Tanger )
The Author's (Casablanca Derb Sultan) [10]
Les Marocologues (Casablanca Derb Sultan)
Derb L'Funk
DS Crew(Casablanca Derb Sultan)
H-Name (Casablanca Derb Sultan)
Kachela ( groupe de Tanger )
Hell-Ouaf
Hell Lemkane
MC BOHLAL (Casablanca)
Professorz ( Rabat / H.N )
[[Fes City Clan (Fes)
Style zna9i (Tétouan)
Mobydick (Rabat)
Lil Inferno (Casablanca Sbata 04)
Wolfsteet (Tétouan)
Keniclan (Kénitra)
Rap marocain
# Posté le lundi 17 mars 2008 19:38

Piratage Au marOc

« Les crackers marocains, pirates informatiques, sont les deuxièmes plus forts au monde après les Brésiliens ». La révélation de Nabil Ouchn, le secrétaire général du Chaos Computer Club Morocco (CCC), flatte n'importe quel informaticien du Royaume. Mais ces conséquences pour la sécurité informatique au Maroc sont désastreuses. En effet, les attaques des pirates informatiques contre des sites nationaux se multiplient ces dernières années dénotant d'une grande réactivité aux systèmes de défense et surtout d'une ingéniosité hors pair de la part de crackers marocains. Et c'est justement pour pallier ce grand problème que le CCC Morocco a été créé en août 2003 par des ingénieurs marocains spécialisés dans la sécurité.

Expatriés dans des pays comme la France, l'Allemagne ou encore les USA, les membres du CCC visent à optimiser la sécurité dans les sites informatiques marocains. Selon Nabil Ouchn, « c'est le projet e-Gov qui nous a poussé à concrétiser cette initiative dont l'idée germait depuis longtemps dans l'esprit des membres du CCC ». Ouchn, pointe du doigt l'extrême vulnérabilité des sites des institutions nationales. Et les vulnérabilités recensées sur l'infrastructure e-Gov sont aussi bien d'ordre organisationnel que technique. Dans cette optique, expliquent les membres du CCC, le niveau très faible de sécurité pour les sites de l'e-Gov, peut même favoriser une attaque bien coordonnée émanant de certains services étrangers dans un but d'espionnage ou d'infiltrations.

Vulnérabilité des sites marocains

En s'appuyant sur des études récentes effectuées sur des serveurs marocains, le CCC a remarqué que le risque d'intrusion provient essentiellement du manque de contrôle avant le déploiement. En d'autres termes, l'organisme accorde plus d'attention à la faisabilité et le bon fonctionnement du service après déploiement sans se soucier des risques majeurs liés à une brèche de sécurité. « Plusieurs serveurs restent vulnérables pendant longtemps à des failles obsolètes ce qui augmente fatalement le risque d'intrusion », expliquent les responsables du CCC. Face à la montée excessive du nombre des vulnérabilités découvertes tous les mois, poursuivent-ils, chaque serveur devient accessible via 5, voire 6 méthodes différentes. Ce qui laisse aux attaquants l'embarras du choix.

D'où la nécessité, poursuit Ouchn, de créer un observatoire afin de suivre l'évolution des systèmes de sécurité et les réactions des crackers. « Cet organe devra coordonner les actions destinées à la sécurisation des sites, il devrait également étudier les failles, proposer des remèdes et surtout déclencher les alertes sur tel ou tel virus ou attaque probable », ajoute le secrétaire général du CCC. Ce dernier a également pour objectif la mise en place d'un centre national de sécurité destiné à délivrer des visas de déploiement des systèmes frontaux.

Guerre informatique

Toujours est-il que le Maroc commence à atteindre un stade de cracking très inquiétant. De plus, des groupes de crackers marocains sont continuellement en contact avec leurs homologues brésiliens réputés pour être les meilleurs au monde. Ce qui de l'avis de nombreux experts, risque d'entraîner le Royaume dans une CyberWar (guerre informatique) que les sites nationaux ne peuvent pas supporter.

En effet, d'après Ouchn, portés par leur élan, les crackers nationaux ne s'intéressent plus uniquement aux sites nationaux, mais attaquent également les sites d'autres pays tels que les USA, Israël, ou encore les Philippines. « Les systèmes informatiques de ces pays sont très avancés et bien sécurisés. En continuant à les attaquer, les crackers nationaux attirent la foudre des pirates des autres pays sur les sites nationaux qui ne sont pas pour autant sécurisés », explique Ouchn. Pour y remédier, les membres du CCC conseillent de mettre en place un système de détection d'intrusion, pour au moins limiter le trafic dans les cybercafés et réduire le téléchargement des outils de piratage sur Internet. Il convient de signaler à cet effet que les cybercafés restent, selon le bureau du CCC, le fief des pirates marocains.

La sécurité informatique marocaine en question

Outre les crackers nationaux, les responsables du CCC mettent l'accent sur les attaques extérieures qui peuvent également s'avérer fatales pour les sites marocains. « Le Maroc jouit actuellement d'une très mauvaise réputation quant à la sécurité informatique dans le monde entier, à telle enseigne que nos sites institutionnels sont considérés comme des sites d'entraînement pour le cracking international », confie Ouchn. Et d'ajouter, « les sites nationaux sont également utilisés pour le jumping, une technique qui consiste à utiliser un site dont la sécurité est faible afin de pouvoir attaquer un autre site ».
Piratage Au marOc
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# Posté le lundi 17 mars 2008 19:29

Mohammed V

Mohammed V ben Youssef (en arabe : محمد الخامس) (né le 10 août 1909 à Fès – mort le 26 février 1961 à Rabat ) a été sultan (1927-1957), puis roi (1957-1961) du Maroc après l'indépendance en 1956.

Ce dynaste alaouite soutint dès 1944 l'Istiqlal, principal mouvement indépendantiste marocain et s'opposa à la poursuite de la domination française. En conséquence, il fut déposé le 20 août 1953 et fut contraint à l'exil (successivement en Corse puis à Madagascar) jusqu'au 16 novembre 1955.

Il demeure considéré par beaucoup comme le « Père de la nation marocaine » (ab al watan al maghribi). Il a été décoré de l'ordre des compagnons de la Libération par Charles de Gaulle, alors président de la République française.

Début de règne (1927-1939)


Il est le plus jeune des quatre fils de Moulay Youssef, sultan du Maroc de 1912 à 1927 sous le protectorat français. À la mort de son père en 1927, un an après la fin de la guerre du Rif, il est choisi par les autorités françaises comme sultan à la place de ses deux frères aînés. Il réussit dès lors à se rendre populaire auprès de la population marocaine comme auprès des autorités françaises en coopérant avec elles.


Durant la Seconde Guerre mondiale


Pendant, la Seconde Guerre mondiale, il refusa d'appliquer les mesures antisémites décrétées par le gouvernement de Vichy, sauvant ainsi la communauté juive marocaine. Après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord en novembre 1942, il reçut la Conférence d'Anfa (Casablanca) en 1943, bénéficiant entre autres du soutien du président américain Franklin Delano Roosevelt, et reconnut le CFLN du général de Gaulle.

Dès 1944, il soutint avec son fils, le Prince Moulay Hassan (le futur roi Hassan II) l'Istiqlal, mouvement nationaliste arabe marocain fondé par Mohammed Allal El Fassi en 1937, qui réclamait l'indépendance du Maroc par son manifeste. Il dénonça aussi la répression française des émeutes à Rabat, Casablanca, Fès et l'arrestation des leaders nationalistes de l'Istiqlal.


La lutte pour l'indépendance (1944-53)


En 1947, il alla plus loin dans ses revendications avec le discours de Tanger en 1947 où il réclama l'indépendance, l'union des arabes et l'adhésion du Maroc à la Ligue arabe (fondée en 1945) dont il fit l'apologie insistant sur les liens étroits entre le Maroc et l'ensemble du monde arabe.

Dès lors, les relations se tendirent avec les autorités françaises, notamment avec le nouveau résident général, le Général Alphonse Juin qui appliqua des mesures sévères et fit pression sur le sultan pour qu'il désavoue l'Istiqlal et se démarque des revendications nationalistes. La rupture avec la France fut consommée en 1951 et Mohammed V conclut avec les nationalistes le pacte de Tanger pour lutter pour l'indépendance. La nomination d'un nouveau résident général, le général Augustin Guillaume, accentua les dissensions entre Mohammed V et la France. De nouvelles manifestations virèrent à l'émeute au Maroc en 1952, notamment à Casablanca tandis que Mohammed V donnait à la cause marocaine une audience internationale à l'ONU avec le soutien des États-Unis


En 1953, le général Guillaume man½uvra alors avec d'autres élites marocaines, notamment le Glaoui, pacha de Marrakech, l'Ouléma de Fès et les tribus berbères et fit déposer Mohammed V pour placer son oncle, Mohammed Ibn Arafa, sur le trône tandis que Mohammed V refusait d'abdiquer. L'arrestation puis la déportation du sultan, d'abord en Corse, puis à Madagascar (à Antsirabé) à partir de 1954, eut le contraire de l'effet escompté. Elle souda les marocains derrière leur sultan et fédéra le mouvement nationaliste derrière Mohammed V. Une vague de violences et d'attentats dans les grandes villes et dans le Rif secoua le Maroc, tandis qu'éclatait dans le même temps la guerre d'Algérie en 1954 et que la même politique déclenchait les mêmes effets en Tunisie contre le Néo-Destour d'Habib Bourguiba. L'aggravation de la situation en 1955 ; les nationalistes marocains bénéficiant de soutien en Libye, en Algérie (avec le FLN) et dans l'Égypte de Nasser (où vivait en exil Abd-el-Kkrim, ancien leader de la révolte du Rif dans les années 20) força le gouvernement français à négocier et à rappeler le sultan.


Le retour et l'indépendance (1955-56)


En septembre 1955, le général Georges Catroux le rencontra à Madagascar. Du 2 au 6 novembre 1955, après son retour en France et l'abdication de Mohammed Ibn Arafa le 1er, Mohammed V signa avec le président du conseil des ministres français, Antoine Pinay, les accords de La Celle Saint-Cloud qui mettait en place le processus de transition vers l'indépendance. Il pardonna aussi au Glaoui, venu se prosterner à Saint-Germain-en-Laye une semaine après avoir réclamé sa restauration.

Le 16 novembre 1955, il fit son retour au Maroc avec son jeune fils, le prince Moulay Hassan et fut accueilli triomphalement par la population marocaine. Le 20 mars 1956 prenait fin le protectorat français tandis que l'Espagne mettait fin au sien le 7 avril. Le Maroc était indépendant et Mohammed V en avait été le principal artisan.


Après l'indépendance (1956-61)


Il signa dès mai 1956 un traité d'amitié avec la France qui maintint des forces armées au Maroc jusqu'en 1963. Elles aidèrent Mohammed V à réprimer de nombreuses insurrections, notamment dans le sud et le Rif. Il prit dès 1957 le titre de roi du Maroc, pour symboliser l'unité du pays malgré les clivages entre arabes et berbères.

Sur le plan de la politique intérieure, il permit dès son retour le 1er congrès de l'Istiqlal qui forma différents gouvernements sous son règne. Il autorisa la création de syndicats mais les troubles et les grèves le conduisirent à prendre les pleins pouvoirs dans la dernière année de son règne.

Sur le plan diplomatique, il soutint la décolonisation et l'émergence du Tiers-Monde en aidant le FLN algérien pendant la guerre d'Algérie puis en soutenant Patrice Lumumba et le Mouvement national congolais lors de l'indépendance du Congo belge en 1960. Il mourut au cours d'une banale opération chirurgicale en 1961 et son fils lui succéda sous le nom d'Hassan II.


Mohammed V, Roi des juifs et Juste parmi les Nations


Mohammed V pourrait devenir « Juste parmi les Nations ». Les dirigeants de la Communauté juive marocaine, Serge Berdugo et André Azoulay ½uvrent actuellement auprès du Yad Vashem afin que le défunt roi du Maroc Mohamed V puisse recevoir à titre posthume le titre de « Juste des Nations », en reconnaissance de son action pour la protection des juifs marocains durant la Shoah.

Dès l'accession de Mohammed V au Trône, les Juifs ressentirent qu'un changement radical allait s'instaurer entre les juifs et leur souverain.

Le nouveau roi, qui monta sur le trône en 1927, fut exactement à l'opposé de ce qu'attendaient les Français. Ils voulaient un roi docile, ils trouvèrent en lui un nationaliste qui peu à peu s'imposa comme leader de la lutte pour l'indépendance, et en ce qui concerne les juifs, il fit systématiquement obstruction aux mesures racistes que le gouvernement de Vichy voulut imposer aux juifs du Maroc. À chaque nouvelle loi vichyste, le souverain prenait, jusqu'à l'affrontement avec le Résident général, une défense farouche des juifs en ayant soin de rappeler à chaque fois que juifs et musulmans étaient également ses sujets et qu'il ne souffrirait aucune discrimination entre ses enfants.

Les juifs exprimaient leur vénération à un souverain, en qui ils trouvaient toujours secours et consolation, par des chansonnettes :« Et que Dieu glorifie notre Seigneur le sultan, le digne petit-fils de Moulay Hassan. Qu'il vive toujours dans la loyauté, Lui et les membres de sa famille ». C'était pour faire écho à ce qu'avait dit Mohammed V, lors de la fête du Trône en 1944, en s'adressant aux juifs :« Tout comme les musulmans, vous êtes mes sujets et comme tels, je vous protège et vous aime, croyez bien que vous trouverez toujours en moi l'aide dont vous avez besoin. Les musulmans sont et ont toujours été vos frères et vos amis ».

Le jour de la disparition du souverain, les juifs ressentirent une grande peine et sortirent dans la rue pour le pleurer et partager le deuil de leurs frères musulmans. Le grand rabbin de Sefrou, David Obadia prononça alors cet éloge funèbre : « Éternel, notre Dieu, et celui de nos pères [] dans ta compassion, Toi qui pardonnes et qui consoles, accueille avec faveur l'âme de notre roi Mohammed le Cinquième. Toi, ô Seigneur, prends-le en pitié, pardonne-lui, prends-le sous Tes ailes, place-le au milieu des âmes pures des Justes des Nations, sous les portails de ta miséricorde. Qu'il repose en paix. Qu'il en soit ainsi. Amen ».


Famille


Lala Abla, sa deuxième épouse (morte en 1992), esclave noire cadeau du Pacha de Marrakech, est la mère d'Hassan II, son successeur.
Mohammed V
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# Posté le lundi 17 mars 2008 14:21

Hassan II

Hassan II (arabe : صاحب الجلالة الملك)الحسن الثاني), pron. class. [sâhibu l-jalâlati l-mâliku] (a)l-hasan uth-thânî, dial. mar. [sâhibu l-jalâla el-mâlik] el-hasan ett(s)âni), (né à Rabat le 9 juillet 1929 et décédé à Rabat le 23 juillet 1999) fut le roi du Maroc. Son règne a duré 38 ans (1961-1999). Il est enterré au Mausolée Mohammed V de Rabat, où reposent son père Mohammed V et son frère Moulay Abdallah.

Le prince héritier


Hassan II reçoit, au Palais Royal, les premiers enseignements de la science coranique. Après des études universitaires à Rabat et à Bordeaux (France), le roi obtient, en 1951, le Diplôme d'Études Supérieures en droit public.

Le jeune Hassan est très tôt initié aux arcanes du pouvoir et de la diplomatie. En 1943, il assiste, aux côtés de son père, à la Conférence d'Anfa où il rencontre Winston Churchill et Franklin Roosevelt. Cette conférence des Alliés se tenait à la veille de la libération de l'Europe. En 1944, il participe à la rédaction du Manifeste de l'indépendance aux côtés des représentants du Mouvement National. Très jeune déjà, le prince Moulay Hassan milite activement au sein du collège impérial, foyer du militantisme et du nationalisme marocain. En 1947, le prince participe au voyage historique de Mohammed V à Tanger, et assiste au discours de son père qui réclame l'indépendance du pays, son unité, son intégrité territoriale et son adhésion à la Ligue arabe. Il lance lui-même un appel aux jeunes les invitant à se mobiliser pour la libération. En 1952, il participe au discours du Trône, considéré comme la charte du nationalisme marocain contre le protectorat.

L'année suivante, il est exilé avec le sultan en Corse, puis à Madagascar, avant de partager, en novembre 1955, son triomphal retour dans le royaume. L'indépendance acquise en 1956, son père le nomme chef d'état-major des Forces armées royales - il réprime, à ce titre, le soulèvement du Rif - avant de le proclamer officiellement prince héritier le 9 juillet 1957.

Le 3 mars 1961, à la mort de Mohammed V, Moulay Hassan est proclamé roi du Maroc.

Le règne


La transformation est immédiate, la prise du pouvoir absolu aussi. En décembre 1962, Hassan II fait adopter une Constitution sur mesure, mal acceptée par les partis politiques - le roi, commandeur des croyants, est une personnalité « inviolable et sacrée ».

Une vague de répression s'abat alors sur l'opposition de gauche, suivie, après les émeutes de Casablanca en 1965, par dix ans d'état d'exception. Le 29 octobre de cette année-là, Mehdi Ben Barka, chef charismatique de la gauche, est enlevé boulevard Saint-Germain à Paris, puis secrètement assassiné.

Dans le même temps il poursuit l'unification du royaume et la consolidation de son indépendance et de son intégrité territoriale : libération de la province de Tarfaya (1958) et de la province de Sidi Ifni (1969).

Pour Hassan II, le danger viendra ensuite de l'armée. Le 10 juillet 1971, une première tentative de coup d'État fait plus de cent morts au palais royal de Skhirat. Le 16 août 1972, c'est le général Mohamed Oufkir qui monte une attaque aérienne contre l'avion du souverain alors que celui-ci rentre d'un voyage en France. Oufkir, selon la thèse officielle, se suicide. À chaque fois, Hassan II en réchappe par miracle. Il faudra attendre encore trois ans pour que le roi trouve enfin un terrain d'entente avec son opposition, son armée et, sans doute, son peuple.

En novembre 1975, la « Marche verte » organisée en direction de l'ancienne colonie espagnole du Sahara occidental lui fournit l'occasion de refaire l'unité autour de sa personne, organisant, entre autres, une sorte de culte de sa personnalité. Son portrait apparaît alors dans tout le pays, sur les avenues, chez les commerçants qui peuvent être inquiétés par la police s'il n'est pas bien en évidence. Mais ce ne sera qu'à la fin des années quatre-vingt, après une nouvelle série d'émeutes et la montée en force de l'islamisme, que son régime commence lentement à se libéraliser. Les réformes constitutionnelles de 1992 et 1996 atténuent ainsi le caractère absolutiste de la monarchie. En février 1998, enfin, Hassan II nomme un opposant de toujours, le socialiste Abderrahman El Yousoufi, au poste de Premier ministre chargé d'assurer « l'alternance ».

Redoutable man½uvrier, jamais aussi à l'aise que dans le jeu complexe de la diplomatie régionale et internationale, ce roi brillant auquel rien n'était interdit - surtout pas les plaisirs d'une vie terriblement dispendieuse - décide de tout derrière les murailles de ses palais, véritables cités interdites.

Moderniste et traditionnel, féodal et politicien madré, fin stratège conciliant Occident et Orient, mais aussi capable d'arbitraire et d'extrême dureté, Hassan II laisse à son fils, Mohammed VI, un Maroc structuré et uni. Mais aussi un royaume où les disparités sociales et les inégalités demeurent criantes. Contrasté et contesté, son héritage est lourd.


Islam et Christianisme au Maroc


En ce qui concerne les Chrétiens, Hassan II accomplit un geste qui n'était pas seulement un symbole. En effet, il admit Monseigneur Norbert Calmels (1908-1985), un dignitaire du Vatican et ami du roi, à l'Académie Royale. Cet ecclésiastique originaire du département de l'Aveyron, en France, était chargé d'opérer le rapprochement entre l'Islam et le Christianisme. Aujourd'hui, le clergé catholique, quoique réduit, est non seulement libre d'exercer son culte, mais est également rétribué par les pouvoirs publics.

L'initiative la plus spectaculaire, fut l'invitation adressé au Pape Jean-Paul II, à venir visiter le Maroc. Le 19 août 1985, au grand stade de Casablanca, le souverain pontife s'est adressé à plus de 80 000 jeunes Marocains en affirmant que les « Chrétiens et les Musulmans ont beaucoup de choses en commun, en tant que croyants et en tant qu'hommes [...] et que, dans le passé, nous nous sommes mal compris, nous nous sommes souvent opposés, et nous avons dépensés beaucoup trop d'énergie dans des querelles et dans des guerres. Je crois au fait que Dieu nous pousse aujourd'hui à changer nos vieilles méthodes ».

Hassan II citait souvent cette sourate du Coran (l'Araignée): « N'engagez des controverses avec les hommes des Écritures que de la manière la plus honnête, à moins que ce soient des hommes méchants. Dites: Nous croyons aux livres qui nous ont été envoyés, ainsi qu'à ceux qui vous ont été envoyés. Notre Dieu et le votre est un. Nous nous résignons entièrement à sa volonté ».


Les obsèques


Les funérailles d'Hassan II à Rabat le 25 juillet 1999 furent l'occasion de grandes manifestations de ferveur populaire et de soutien à la monarchie. Lors de la procession funèbre, le cortège est enveloppé par une masse de deux et demi à trois millions de personnes venues rendre un dernier hommage à leur roi. Le spectacle de millions de Marocains pleurant leur roi est retransmis en direct par plus de 80 chaînes de télévision (dont CNN, BBC, Aljazeera, TV5, TVE, RAÎ, DWtv, Fox-news...) représentant 65 pays. Des délégations et des représentants de plus de 60 pays viennent à Rabat pour lui rendre un dernier hommage. Plusieurs chefs d'État participent aux obsèques et font partie du cortège funéraire.


Hassan II
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# Posté le lundi 17 mars 2008 14:12
Modifié le lundi 17 mars 2008 19:23

Mohammed VI

Mohammed VI (en arabe : جلالة الملك محمد السادس « Sa Majesté le roi Mohammed VI »), né Mohammed Ben Al-Hassan le 21 août 1963 à Rabat, est l'actuel roi du Maroc depuis le 23 juillet 1999, suite au décès de son père, le roi Hassan II.

Les années de formation du prince héritier

D'après la tradition, Mohammed VI, serait issu de la lignée des Alaouites, originaire de Yanboô An Nakhil, petite oasis de la côte d'Arabie, sur la Mer Rouge. Descendante directe du prophète Mahomet par la voie de sa fille Lalla Fatima Zahra, la famille serait venue s'installer à Sijilmassa, dans le sud marocain, au milieu du XIIIe siècle. Mohammed VI est le vingt-troisième roi de la dynastie alaouite, dont le pouvoir a débuté au milieu du XVIIe siècle.

Fils d'Hassan II et de Lalla Latifa, la « Mère des enfants royaux » (les informations à son sujet demeurent confidentielles), il est né le 21 août 1963 à Rabat. À l'âge de quatre ans, son père le fait entrer au Collège Royal de Rabat. Le 28 juin 1973, il obtient le Certificat d'études primaires et poursuit ses études secondaires au Collège royal où il obtient son baccalauréat en 1981. Il est diplômé de l'INC.

En 1985, il obtient sa licence en droit à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat. Le sujet de son mémoire porte sur « L'Union arabo-africaine et la stratégie du royaume du Maroc en matière de relations internationales ».

En 1987, il obtient le premier Certificat d'études supérieures (CES) en sciences politiques avec mention. En juillet 1988, il réussit, avec mention, ses derniers examens pour l'obtention du DEA en droit Public.

Afin de compléter sa formation et de vivre de près la pratique des principes et des règles de droit appris à la Faculté, son père décide de l'envoyer, en novembre 1988, à Bruxelles, en vue d'effectuer un stage de quelques mois auprès de Jacques Delors, président de la Commission européenne.

Dès son plus jeune âge, il est souvent chargé par son père, de nombreuses missions auprès des chefs d'État. Il a ainsi participé à plusieurs conférences internationales et régionales.

Sa première mission officielle à l'étranger a lieu le 6 avril 1974, quand il représente Hassan II lors des obsèques du président français, Georges Pompidou. Du 23 au 30 juillet 1980, il effectue une tournée dans plusieurs pays africains et rencontre les présidents Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Ahmed Sékou Touré de Guinée, Félix Houphouët-Boigny de la Côte d'Ivoire, Ahmadou Ahidjo du Cameroun et Shehu Shagari du Nigeria. Il leur remet des messages personnels du roi Hassan II.

Le 18 mars 1982, il est nommé Président du Comité d'Organisation des IXe jeux Méditerranéens de Casablanca. Le 10 mars 1983, il préside la délégation marocaine aux travaux du VIIe sommet des pays Non-Alignés à New Delhi et prononce un important discours dans lequel il rappelle les positions du Maroc à l'égard de diverses questions arabes, africaines et internationales. Le 21 septembre 1983, le prince héritier préside la délégation marocaine aux travaux du comité de mise en ½uvre de l'Organisation de l'unité africaine sur le Sahara à Addis-Abeba.

Le 26 novembre 1985, il est nommé, par le souverain, coordonnateur des bureaux et services de l'État-Major Général des Forces armées royales.

Du 11 au 18 mars 1986, le prince héritier effectue une visite officielle en Arabie saoudite. Du 7 au 21 mars 1987, Il se déplace en visite officielle au Japon. Le 23 février 1989, il représente le roi Hassan II aux obsèques de l'Empereur du Japon Hirohito.

Le 29 octobre 1993, il obtient, à l'Université de Sophia Antipolis en France, le titre de docteur en droit avec la mention « très honorable », suite à une thèse intitulée « La coopération entre la Communauté Économique Européenne et l'Union du Maghreb Arabe ».

Le 12 juillet 1994, il est promu, par son père, au grade de Général de Division.

Le 12 avril 1994, il préside l'ouverture des travaux de la conférence ministérielle du GATT à Marrakech. Le 4 mai 1994, il participe aux travaux de la réunion du groupe consultatif, à Genève, à l'occasion de la Commémoration du 50e anniversaire de la constitution de l'ONU.

Le 12 janvier 1995, il préside l'ouverture des travaux de la Commission Nationale pour la Commémoration du 50e anniversaire de l'ONU. Du 21 au 27 juin 1997, il représente le roi Hassan II aux travaux de la session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies sur l'Environnement intitulée « Le Sommet de la Terre +5 ».

Après le décès d'Hassan II le 23 juillet 1999, il est proclamé roi du Maroc . Son intronisation est célébrée le 30 juillet 1999.

Le 22 juin 2000, il a été nommé Docteur honoris causa à l'Université George Washington.

Un roi qui s'engage sur la voie de la démocratisation ?

Fils d'un roi habitué à gouverner seul et qui a laissé à son successeur le soin de moderniser la monarchie, Mohammed VI hérite d'un pays placé au 125e rang dans le monde pour le développement économique et social. Si l'idée d'une « transition à l'espagnole », à l'exemple de l'arrivée au pouvoir de Juan Carlos Ier d'Espagne, peut décrire l'espoir de tout un peuple, les grands problèmes à résoudre (la question des islamistes et du Sahara occidental notamment) sont d'une tout autre nature. La dénonciation de « l'immobilisme » du Makhzen (l'administration toute puissante) et le limogeage du ministre de l'Intérieur Driss Basri, trois mois après sa montée sur le trône, marquent une volonté de démocratisation, renforcée par l'autorisation du retour au Maroc de l'opposant historique au régime, Abraham Serfaty.

Les différentes forces politiques démocratiques de droite comme de gauche restent unies par un nationalisme intransigeant, qui s'exerce en faveur de la « marocanité du Sahara occidental » et face à l'Algérie voisine avec qui les relations ont toujours été aigres-douces. Il reste que Mohammed VI, nommé chef d'état-major par son père peu de temps avant sa mort, bénéficie de la confiance d'une certaine partie de l'armée et de ses officiers.

Sur le plan des libertés, les espoirs nés de l'arrivée au pouvoir de Mohammed VI, en 1999, se sont progressivement évanouis. Les journalistes marocains sont aujourd'hui confrontés à des poursuites judiciaires qui ont des conséquences très graves sur l'exercice de leur profession, même si les tabous ont progressivement reculé ces dernières années.Rapport Reporters sans frontières 2007

Sur le plan intérieur, le roi a réussi à diminuer les difficultés dans lesquelles vivait une grande partie de son peuple. La pauvreté et le taux d'analphabétisme sont finalement orientés à la baisse[réf. nécessaire].

Le problème du Sahara occidental semble aussi en voie de résolution grâce en partie à des propositions audacieuses de la part du gouvernement marocain[réf. nécessaire]. En 2006, le Maroc a décidé de donner à ce qu'il considère comme son territoire une autonomie interne, et a confié au Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) l'étude des possibles statuts d'autonomie dans la région.


[
size=14px]Mariage et naissances

Le 21 mars 2002 a eu lieu le mariage du roi et de Salma Bennani (maintenant Princesse Lalla Salma) à Rabat, ayant donné à la femme le titre de princesse. Le roi et la princesse ont donné naissance le 8 mai 2003 au prince héritier Moulay Hassan, et le 28 février 2007 à la princesse Lalla Khadija.
Mohammed VI
# Posté le lundi 17 mars 2008 14:06