Tanger Méditerranée

Tanger Méditerranée (ou Tanger Med) est un port marocain en eau profonde dont la construction a commencé en 2004, il a été mis en service partiellement en juillet 2007.

Le port aspire à devenir une plateforme logistique aux portes de l'Europe et joue sur le just-in-time ou Juste-à-temps, grâce à cette proximité, Tanger Méd espère contrer la concurrence asiatique. En moins de 24 heures, une commande peut quitter le nord du Maroc, franchir le détroit de Gibraltar et arriver à Barcelone par camion. Alors que de Shanghaï, par exemple, il faut 22 jours par bateau.

Le port est situé sur la seconde voie maritime la plus fréquentée au monde, le Détroit de Gibraltar avec plus de 100 000 bateaux/an, son activité principale sera le transbordement de conteneurs ; Les porte-conteneurs géants pourront débarquer leurs marchandises sans dévier de leur route et repartir aussitôt, à charge, ensuite, à de plus petits navires, ou feeders ships de desservir des ports de second ordre.

Construction et gestion

Le port de Tanger-Méditerranée est situé à 40 km à l'est de Tanger sur la Méditerranée. Sa construction et sa gestion ont été confiées à une société appartenant à l'Etat Marocain dénommée Agence Spéciale Tanger Méditerranée (TMSA).

Le port comprend 2 Terminaux à conteneurs (capacité de 3,5 millions de conteneurs EVP (Équivalent vingt pieds)), concédé pour sa gestion à Maersk et à un consortium composé d'Eurogate, CMA-CGM, Contship et Comanav), un terminal vraquier, un port passager et un terminal à hydrocarbures.

Extension future

La construction d'un deuxième port nommée Tanger-Med 2 d'une capacité de 5 millions de conteneurs EVP sera lancée en 2008, ainsi la capacité totale sera portée à 8,5 millions de conteneurs EVP. La fin des travaux pour ce second port est prévue pour 2012.
Tanger Méditerranée
# Posté le mercredi 19 mars 2008 08:37

L'economie au maroc

L'économie marocaine évolue sur un rythme de croissance relativement rapide. Elle a enregistré durant les cinq dernières années un taux de croissance moyen de 5%. En effet, en 2001 et dans un contexte de contre performance du secteur agricole, de morosité de la conjoncture internationale, l'économie marocaine a enregistré un taux de croissance estimé à 6,5 % contre 1 % en 2000, 3,2 % en 2002, 5,5 % en 2003 et plus que 8% en 2006 (le taux le plus haut du Maghreb ) .

Les équilibres financiers sont progressivement restaurés. De 12% du produit intérieur brut (PIB) en 1982, le déficit budgétaire a été ramené à 2,7 en 2001 et à 3.5% en 2003.

L'inflation est maîtrisée : de 6,1% en 1995, la hausse des prix a été ramenée sous la barre des 3%. En 2000, elle a été contenue à 2,5%, à 1.4% en 2001, à 2.1% en 2002 , à 1.2 en 2003 et 1,5 en 2006.

La dette extérieure publique marocaine s'est établie à environ 13,6 milliards de dollars au terme de l'année 2006, enregistrant ainsi une légère baisse de 0,6%, alors que le taux d'endettement extérieur s'est amélioré de 2,3 points du PIB, pour passer à moins de 20%.

La reprise de l'investissement est également très nette dans le bilan de l'année 2003. Cette reprise a connu une hausse de 8% par rapport à 2002. Le lancement de grands travaux dans le secteur du bâtiment et travaux publics explique largement cette embellie des investissements.

Autre signe de consolidation macroéconomique, le niveau de l'épargne nationale qui se situe aux environs de 26% du PIB, grâce essentiellement à la progression des transferts des marocains résidents à l'étranger (4.7%), au maintien à un niveau élevé des placements des avoirs extérieurs à l'étranger et à la baisse des charges et intérêts de la dette extérieure publique.

Ainsi l'économie marocaine dispose d'un cadre macroéconomique sain susceptible de constituer un levier efficace pour la réalisation des objectifs de croissance durable, de résorption de chômage et de réduction de la pauvreté.

Le Maroc a eu la notation A4 par la Coface, et il améliore la perspective de sa notation pour sa dette à long terme en devises de «stable» à «positive», selon l'agence de notation Standard & Poor's de BB il passe a BB+ en avril 2007.

Présentation générale

Aujourd'hui le Maroc fait partie de la catégorie des pays émergents, au même titre que l'Inde ou la Turquie.

Le Maroc dispose d'une économie de marché libérale régie par la loi de l'offre et de la demande (bien qu'aujourd'hui certains secteurs économiques restent encore dans les mains du gouvernement).

Le système économique du pays présente plusieurs facettes. Il se caractérise par une grande ouverture vers l'extérieur, à ce titre nous pouvons citer les différents accords de libre échange que le Maroc a ratifié avec ses principaux partenaires économiques :

L'accord de libre échange avec l'Union européenne dans l'objectif d'intégrer la (ZLE) Zone Européenne de Libre Échange à l'horizon 2012.
L'accord d'Agadir, signé avec l'Égypte, la Jordanie, et la Tunisie, dans le cadre de la mise en place de la Zone Arabe de Libre Échange.
L'accord de libre échange avec les Emirats Arabes Unis.
L'accord de libre échange avec la Turquie.
Et dernièrement l'accord de libre échange avec les États-Unis est rentré en vigueur le 1er janvier 2006.
Le Maroc est parmi l'un des rares pays arabes, au même titre que le Liban et la Palestine, à ne pas posséder de ressources gazières et pétrolières.

Le Maroc est premier pays producteur et exportateur de cannabis.

Il exporte chaque année près de deux millions de mètres carrés de tapis aux couleurs et aux motifs variés.

Les céréales (blé et orge) occupent 50% des terres arables. Importantes pour l'économie, ces cultures souffrent de méthodes encore parfois archaïques. Les femmes notamment moissonnent à la faucille.

Dès l'indépendance, les dirigeants ont décidé d'exploiter les possibilités immédiates qu'offrait le pays. Les objectifs gouvernementaux, avaient plusieurs buts :

Dont la valorisation de l'aspect rural, et agricole du pays afin de bâtir une agriculture, moderne et performante, malgré les conditions climatiques dont souffre le pays. Ceci dans l'objectif d'alimenter l'exportation, les marchés intérieurs du pays, et l'industrie agro-alimentaire. Il faut aussi noter que le secteur de la pêche contribue fortement aux exportations.
Les autorités ont opté pour l'exploitation à grande échelle des gisements de phosphates dont le pays possède environ 1/3 des réserves mondiales connus à ce jour, entraînant ainsi la mise en place d'un important pôle chimique pour leurs transformations et leurs mises en valeurs.
Le secteur de l'industrie de transformation n'est pas demeuré en reste, puisque le pays cherche toujours à attirer de plus en plus d'investisseurs étrangers. Le gouvernement vise le renforcement de plusieurs secteurs comme le textile, les industries de transformation légère, l'industrie mécanique, automobile, pharmaceutique, électronique, les nouvelles technologies et dernièrement le secteur de l'aéronautique grâce aux entreprises nationales et surtout aussi aux nombreuses délocalisations européenne dans ce domaine vers le Maroc.
Au Maroc le développement du tourisme a retenu une grande attention de la part du gouvernement d'ailleurs ce dernier a depuis toujours fortement incité les investisseurs privés marocains et les grands groupes internationaux à investir massivement dans ce secteur.
Le développement du domaine tertiaire s'est fortement accéléré depuis plus d'une dizaine d'années, avec notamment, les secteurs de la banque, de la finance, de la grande distribution, de la téléphonie mobile et de l'offshoring (délocalisation des centres d'appels, et de services, ainsi que des SSII européennes...)
Aujourd'hui les grandes réformes et les grands chantiers entamés par le pays ont commencé à donner de bons résultats, notamment avec la hausse continue du PNB, et ceci même durant les mauvaises saisons agricoles dues à des périodes de sécheresse très aigues.


PIB

selon les dernières informations et déclarations du 1er ministre le PIB en 2006 est supérieur à 1200 milliards de dirhams soit 4600$/habitant. Mais le Maroc reste toujours derrière la puissance d'Afrique Du Sud, l'Algérie et le Nigeria.


Répartition du PIB en 2006

agriculture: 17.7% [1] [2]
industrie: 35.7%
services: 46.6%

Le Maroc en chiffres

Taux d'analphabétisme (2006) :

Urbain = Masculin : 7,1 % | Féminin : 15,1 %
Rural = Masculin : 28,9 % | Féminin : 68,7 %
Taux d'équipement (2006) en :

Réfrigérateur = Urbain : 94,8 % | Rural : 71,5 %
Téléviseur = Urbain : 98,4 % | Rural : 80,2%
Voiture = Urbain : 86 % | Rural : 47,8 %
Conditions d'habitat (2006) accès :

Eau potable = Urbain : 96,5 % | Rural : 63,5 %
Électricité = Urbain : 94,9 % | Rural : 67,3 %
Téléphone = Urbain : 99,7 % | Rural : 91,3 %

PNB marocain en 2006

2006: Les indicateurs économiques dans le vert et ce de puis 1999

Tous les indicateurs économiques font ressortir que l'année 2006 a été "excellente", et sans précédent dans l'histoire du Maroc.

"Les projets structurants qui ont été lancés arriveront à maturation entre 2008 et 2010, ce qui est de nature à créer un effet vertueux de levier pour l'économie nationale", a souligné M. Jettou, lors d'une rencontre avec des responsables et journalistes des médias du secteur public, pour les entretenir de l'évolution de la situation économique et sociale et de l'action gouvernementale en la matière. Le Royaume, qui ambitionne de se positionner en tant que principale plate-forme d'exportation au Sud de la Méditerranée, connaîtra, grâce à cette dynamique, "un véritable décollage économique", a dit M. Jettou, lors de cette rencontre, qui s'inscrit dans le prolongement de ses contacts avec la presse. Pour arriver à ce résultat, le Premier ministre a rappelé les principes qui président à l'action gouvernementale, à savoir l'assainissement et la recapitalisation des établissements publics et l'accélération du rythme d'exécution des programmes, lancés dans les différentes régions. Le Troisième principe, a-t-il dit, consiste à donner de la cohérence à tous ces programmes et de les inscrire dans le cadre d'une vision à long terme. L'Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), lancée par SM le Roi Mohammed VI, "est venue apporter cette cohérence dont on avait tant besoin, avec de surcroît une dimension sociale", a tenu à préciser le Premier ministre. Et de souligner que l'opération de restructuration et de recapitalisation des établissements publics à eu pour effet de rendre ces derniers "les fers de lance" de l'économie nationale, citant à cet égard les actions de restructuration ayant touché notamment le Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH), la Caisse Nationale de Crédit Agricole (CNCA), la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et les Etablissements Régionaux d'Aménagement et de Construction (ERAC). Le Premier ministre a, en outre, passé en revue, les différents chantiers lancés par le gouvernement dans les secteurs de l'éducation nationale, "la priorité des priorités", avec comme objectif d'assurer une adéquation entre la formation et le marché de l'emploi. Il fallait également faire face à un secteur public pléthorique, ainsi qu'aux difficultés que connaît le monde rural, à savoir des déficits sociaux importants et une agriculture de subsistance, basée sur la céréaliculture dans des zones arides, a-t-il rappelé.

MAP (Mis en ligne le 7 février 2007 MAP [3

Agriculture

Le Maroc est un pays avec 40% de la population vivant du secteur agricole qui dispose d'une surface agricole utile (SAU) estimée à environ 9 500 000 hectares ce qui représente 95 000 km² l'équivalent de 3,11 fois la surface d'un pays comme la Belgique. Les principales productions agricoles du pays sont constituées par les céréales (le blé, l'orge et le maïs), la betterave à sucre, les agrumes (oranges, clémentines...), le raisin, les légumes, les tomates, les olives, et l'élevage. Mais la production céréalière en particulier et la production agricole générale restent très dépendantes des conditions et des aléas climatiques que rencontre le pays.


Les céréales

Les céréales figurent comme étant la principale culture agricole du Maroc. La production céréaliére fait vivre une grande partie de la population rurale du pays, mais malgré les progrès de l'irrigation dans le centre et le sud du pays, les céréales restent dépendant d'une bonne pluviométrie, leurs volumes de production peut d'une année à une autre varier du simple au triple (de 30 000 000 q à 100 000 000 q) en fonction des conditions climatiques. Au Maroc le secteur céréalier présente plusieurs facettes, on trouve l'existence d'un secteur d'exploitation moderne concentré sur la cote Atlantique, et le centre du pays, cohabitant avec une agriculture de subsistance.


Les fruits et légumes

Grâce à la construction de nombreux barrages et à la mise en valeur d'importantes zones irriguées le secteur des fruits et légumes est celui qui offre à long terme les plus grandes possibilités d'évolutions. Ce secteur a permis le développement d'une production arboricole performante (agrumes, pommes, nectarines, ...) qui offre de nombreux avantages. Le secteur permet aux populations rurales d'obtenir de très bons revenus, leurs évitant de venir faire grossir les flux d'exodes en direction des centre urbains, les récoltes permettent d'alimenter les exportations du pays, tout en leurs offrant d'important débouché vers l'industrie agro-alimentaire locale. Les principaux produits d'exportations sont la tomate, les agrumes (oranges, mandarines, clémentines, etc.), ainsi que les légumes comme la pomme de terre, la courgette, et les aubergines produit principalement dans le sud du pays, (région d'Agadir).


Les exportations agricoles

Le Maroc est l'un des plus importants producteurs d'olives et d'huile d'olive : 3e mondiale en olive consommée et 2e en huile d'olive exportée vers le monde. Les exportations d'agrumes sont également une des plus grandes ressources agricoles du pays. Le Maroc est le 2e exportateur mondial d'agrumes. Quant aux autres exportations maraîchères le Maroc exporte également divers produits dont la valeur ajoutée est estimée à 800 millions $US [4].

L'élevage

Troupeau ovin : 17,5 millions de têtes [5].


La pêche

Le pays est l'un des plus grands producteurs de poisson dans le monde. Avec 17 ports le Maroc affiche une production de 589 928 tonnes en 2003 et 593 966 tonnes en 2004 pour une valeur respective de 227 627 400 ¤ et 246 368 700 ¤ soit une variation 0,7% en volume et 8,2% en chiffre d'affaires.


Les 17 principaux ports de pêches au Maroc

Nador
Al Hoceima
M'Diq
Tanger
Larache
Mehdia
Casablanca
El Jadida
Safi
Essaouira
Agadir
Tan-Tan
Laâyoune
Boujdour
Dakhla
Lagouira
Mohammédia
Pour les 9 premiers mois de l'année 2005 le volume des débarquements s'élève à 593.966 tonnes


Exportation

Exportation en 2003 : 340 169 t pour une valeur de 964 243 900 ¤ [6]
Exportation en 2004 : 267 336 t pour une valeur de 727 333 800 ¤
Exportation en 2005 : 333 174 t pour une valeur de 936 897 900 ¤

L'extraction minière

Le Maroc contient les plus grandes réserves de phosphate du monde, dans le plateaux des Phosphates, à Khouribga,Youssoufia et Boukraa (Laayoune) avec 37 milliards de mètres cubes. En 2000, le Maroc était le troisième producteur de phosphate, derrière les États-Unis et la Chine, mais c'est le premier exportateur de phosphates dans le monde. En 2005, le Maroc est devenu le second producteur de phosphates au monde, derrière les États-Unis et surpassant largement la Chine.


Industrie

Depuis l'indépendance, le Maroc s'est lancé dans d'importants investissements pour développer et doter le pays d'infrastructures industrielles de bases. Le secteur industriel représente près de 28% du PIB. Longtemps dominé par les industries agro-alimentaires, du textile et du cuir, le secteur industriel s'est diversifié rapidement grâce à l'essor des secteurs de la chimie et parachimie, du papier et des cartons, des équipements automobiles et de montage de véhicules, les services aux entreprises, l'informatique, l'électronique et l'industrie aéronautique.

Les différentes branches industrielles existantes au Maroc :

L'industrie manufacturière :
Le Maroc est un pays moyennement riche en matière de ressource énergétique et minière, ( surtout les phosphates). Donc dès son indépendance le gouvernement a veillé à mettre sur pied une industrie manufacturière pour la transformation des produits locaux qui vise à satisfaire le marché intérieur et à nourrir les exportations.

L'industrie textile : [7]
L'industrie agro-alimentaire :
L'industrie pharmaceutique : [8]
L'industrie pharmaceutique marocaine est la deuxième en terme de taille et de chiffre d'affaire au niveau du continent africain. Cette industrie généré un chiffre d'affaire de 900 000 000 ¤/an soit 9 milliard de Dh/an. Le Maroc assure entre 80% et 90% de ses besoins en terme de médicament. Le pays exporte notamment vers de nombreux pays européens et africains. Le reste des besoins sont importés depuis l'étranger et principalement depuis la France.

L'industrie de la sous-traitance :
L'industrie artisanale :
L'industrie aéronautique :
Cette industrie comporte deux branches : l'aviation civile et l'aviation militaire.
Le Maroc possède une certification ISO dans le domaine de l'entretien et de la réparation des engins d'avions notamment les réacteurs d'avions de tout type (Boeing, Airbus, Jets, avion à hélice). En outre, la fabrication de composants spécifiques pour les avions tels que les câblages et autres... est destinée à l'export. Les partenaires sont Snecma, BOEING et d'autres firmes internationales.

L'industrie chimique :
L'industrie chimique marocaine est la meilleure du continent africain, après celle de l'Afrique du Sud. Elle est resté dominée par la valorisation des phosphates. Les ports de Safi et de Jorf Lasfar ont une industrie pétrochimique extrêmement développée. Mais l'industrie chimique est également florissante à Tanger et à Nador (sidérurgie très développée). La production de ciment est également stimulée par la marché de la construction immobilière (en pleine essor) et est très florissante grâce à l'implantation de sociétés de calibre international comme "Lafarge". La raffinerie de pétrole de Sidi Kacem et surtout celle de Mohammedia sont parmi les plus grandes raffineries d'Afrique.

L'industrie mécanique :
L'industrie électronique :
Les nouvelles technologies de l'information :
Les hautes technologies :
Les zones franches :

Services


Le secteur des services au Maroc est sans doute l'un des plus développé en Afrique du Nord. Les services sont très dynamique grâce notamment au secteur du tourisme (hôtellerie, services touristiques, services de loisirs...), et aux secteurs bancaires et de la finances. Aujourd'hui Casablanca est le plus grand centre financier et industriel du Maroc et au Maghreb. De nombreuses entreprises multinationales qui opèrent au Maghreb et en Afrique de l'ouest ont leurs sièges à Casablanca. Aujourd'hui la bourse casablancaise est considérée comme la troisième place boursière africaine derrière Johannesburg et le Caire. Casablanca est aussi la troisième place financière arabe derrière la bourse de Riad en Arabie Saoudite, et du Caire en Égypte avec une capitalisation d'environ 573 milliard de dirhams, ce qui équivaut à environ 60 milliard $. Les années 2005 et 2006 ont été très profitables pour la place casablancaise grâce à un afflux record de capitaux en provenance du moyen orient.









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L'economie au maroc
# Posté le mercredi 19 mars 2008 08:32
Modifié le samedi 10 mai 2008 09:39

ⓢⓐⓕⓘ (ⓐⓢⓢⓔⓕⓘ)

Safi est une ville marocaine située sur le littoral atlantique. Elle est la capitale de la région Doukkala-Abda, et son port et l'un des plus importants du pays, la ville abrite aussi, depuis les années 60, un important complexe industriel de transformation de Phosphate.

Elle compte actuellement plus de 290 000 habitants.


Histoire

Pour parler de l'Histoire, il y peut d'écrit sur la naissance de SAFI car on sait peu de choses sur ses origines Comptoir Phénicien - S'il faut croire le géographe Ptolémée - probablement fréquentée plus tard par les Romains, elle apparaît dans les textes arabes sous le nom d'Asfi, à partir du XIe siècle, c'est alors un petit port d'intérprêt local.

Safi (Hadirat al Mouhit) ou Cité de la mer environnante, selon l'expression d'Ibn Khaldoun, Safi assurait, en tant que port de la capitale Marrakech de l'empire Almohade au XII siècle, des relations directes avec l'Andalousie et se présentait sous forme d'un espace fortement urbanisé, doté notamment, d'importantes fortifications et d'une grande mosquée centrale , laquelle étaient rattachées de nombreuses institutions.

A la fin du XII siècle, Abi Mohammed Salih, Saint Patron de la ville depuis, fonde un ribat ou couvent fortifié, dans un faubourg mitoyen de la ville, qui allait donner à Safi une fonction religieuse, de portée nationale et internationale. Il institue, en effet, deux ordres religieux, les premiers du genre organisés au Maroc, une Tariqa ou voie mystique et la Tafa des Houjjaj, remarquable organisation du pélerinage à la Mecque, à travers un immense réseau de centres d'accueil (Sijilmassa, Tlemcen, Bougie, Barqa, Alexandrie,...), à une époque ou cette obligation était suspendue pour des raisons d'insécurité. Constitué de deux entités urbaines, la ville s'enrichit, au XIV siècle, d'une medersa, edifiée par Aboul Hassan Al Marini, d'un bimaristan (hôpital) et de nombreuses autres institutions, une qaysaria, un mohtasseb, au fur et à mesure que Safi s'impose comme place d'échanges d'importance qui commerce avec Gènes, Séville, Marseille, etc.A la fin du XV siècle, la pression portugaise s'accentue, et aboutit à l'occupation de la ville qui va durer de 1509 jusqu'à sa reprise par les Saadiens, en 1541. Safi était alors la principale place portugaise fortifiée pour le controle de la région maritime, s'étendant jusqu'à Marrakech. De nouveau reliée à Marrakech sous les Saâdiens, Safi demeure un des plus importants ports du Royaume jusqu'à la création d'Essaouira, à la seconde moitié du XVII siècle. Il reste cependant siège de consulats étrangers et participera, au cours du XIX siècle, à l'ouverture commerciale du Maroc sur les puissances étrangères.De meme qu'à Tanger, la communauté juive est importante et n'est pas installée dans un mellah. L'existence de cultes mixtes, judéo-musulman, tel celui rendu jusqu'au milieu du XX siècle aux Oulad Zmirro, les sept saints juifs enterrés à Safi, témoigne de l'entente qui prévaut depuis plusieurs siècles entre les deux communautés.

L'ouverture sur l'Europe : Au XVe siècle, SAFI s'ouvre au commerce européen. Les Portugais apprécient même si bien sa rade naturelle qu'ils s'en emparent en 1508, par une opération combinée (par terre et par mer) montée à partir de leur base de Mogador (Essaouira). Autour de la ville ils élèvent une enceinte et construisent une forteresse au bord de la mer. Mais cette occupation dure peu car dès 1541, les Portugais qui viennent de perdre la ville d'Agadir évacuant volontairement Safi. Cela n'interrompt point les échanges avec l'Europe qui au contraire s'intensifie. Les Français y ont leur part. Au XVIIe siècle, le consul de France a sa résidence à Safi et c'est dans ses murs que le commandeur de Rasilly signe au nom de Louis XIII plusieurs traités de commerce entre la France et l'Empire Chérifien. Mais, au XIXe siècle, c'est le déclin complet.

Le tournant du XXe siècle : Le renouveau est tout d'abord venu de la pêche industrielle d'abord : la Sardine est la spécialité de SAFI depuis que le développement de la concerverie a ouvert à ces pêcheurs un énorme marché. Puis les minerais de Jbilet et les phosphates de Youssoufia (80 km au Nord-Est de Safi) ont envahi les quais, entraînant l'extention et la modernisation du port. En fin, c'est à Safi que le pays a fait ses premiers pas dans la grande industrie par la construction d'un important complexe chimique (1972) à quelques km au sud de la ville. A partir de 1920, le port de Safi est l'objet d'extensions progressives, fonction de l'accroissement de l'exportation des phosphates. Mais c'est au cours de la Seconde Guerre mondiale, que la flottille de peche va connaître une croissance considérable liée au développement de la conserve qui fera de Safi, au début des années 1950, le premier port sardinier du monde, pour la peche et la conserverie.Safi est aussi célèbre pour l'activité de ses potiers, attestée dès le XII siècle. Cette activité a connu un regain d'intensité au XIX siècle, et une renaissance progressive, grace à la création, vers 1920, d'une école de céramique et d'un atelier pilote, avec Maitre Lamali, qui ont permis de renouveler et de perpétuer cette activité sur la Colline des Potiers.


Monument de safi

Dar El Bahr: c'est un fort portugais qui date du XVIe siècle. il a pour particularité d'étre batît paratiquement sur l'eau.
La Cathédrale portugaise: Premier édifice gothique de l'afrique
Dar asultane: Ancienne résidence des sultants alaouite, elle servait aussi de protection pour la ville vu sa position, aujourd'hui elle a été transformé en musée etson toit offre un joli panorama sur la ville
le tagine: Un grand tagine planté en plein centre ville. c'est le plus grand du monde!
Population


LES ORIGINES :

La population de la Province de Safi est composée de deux grandes tribus arabes, à savoir :



ABDA : Du nom de son ancêtre Abdel-Kais, installée au XIIe siècle temps des Almohades, dans la plaine connue précédemment sous le nom de DOUKKALA AL HAMRA, en provenance de la Tunisie. Cette tribu a donné naissance à trois grandes fractions qui sont : BHATRA RABIAA.
AHMAR : Tribu arabe d'origine Yéménite connue sous le nom de HIMYAR, installée au Maroc en provenance de l'Algérie
A noter aussi que safi contennait une importante communité juif qui a imigré aujourd'hui vers la france, Le canada ou israël et qui représentait à l'époque plus de 20% de la population.


L'industrie

Il existe deux principales installations industrielles à Safi:

Une unité de L'office chérifienne de phosphate (OCP), qui est une entreprise nationale en charge de toute la filière phosphates/engrais. Elle est la deuxième entreprise productrice de phosphates du Monde, très peu après l'américain IMC Agrico Co (groupe Freeport McMoRan). L'exploitation minière est réalisée sur trois grands sites : Khouribga, Gantour et Boucraâ qui ont livré en 2000 respectivement 14,1 Mt, 5,2 Mt et 2,2 Mt de minerai de phosphate marchand. Les centres de transformation du phosphate en acide phosphorique (2,7 Mt en 2000) sont implantés dans la zone industrielle littorale de Jorf Lasfar et à Safi; ceux de l'élaboration des engrais (2,4 Mt) le sont dans l'ensemble chimique de Safi et de Jorf Lasfar. L'OCP est de loin le premier exportateur mondial de phosphates bruts et d'acide phosphorique et l'un des plus grands fournisseurs internationaux d'engrais tels que le superphosphate triple (TSP) et le phosphate diammonique (DAP).
L'Usine de Ciment du Maroc de la province de SAFI :

L'usine de Safi a été mise en service en 1993, elle est située à 35 km au nord de la ville de Safi. L'usine est équipée d'une ligne de cuisson à voie sèche Polysius avec un four de diamètre 4,2 m et une longueur de 62 m avec une tour de 5 étages munie d'une mini preca. Les principaux ateliers sont :
- Concassage : HAZMAG à marteaux.
- Pré-homogénéisation: Pré-homogénéisation circulaire et BEDESCHI.
- Broyage Cru : Broyeur vertical à galet PFEIFER.
- Ligne de cuisson : POLYSIUS.
- Broyage Ciments : Broyeur a boulet FCB.


Le sport à Safi

Malgré les modestes infrastructures sportives de la ville, celle-ci possède une équipe,L'OCS évoluant en ligue-1 de football. La ville est aussi un véritable bastillon de l'athlètisme. En effet trois safiot sont, actuellement des véterans de la discipline.


Les principaux quartiers de safi

M'dina K'dima (l'ancienne medina)
jnan mestari
Ourida
anas
jrifate
azib adarï
Saada
zawiya
korse
wad el bacha
Plateau
ABC
Sidi bouzid
Achbar
kawki
chenguite
l'aviation
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# Posté le mercredi 19 mars 2008 08:25

ⓐⓖⓐⓓⓘⓡ

Agadir (qui signifie « grenier fortifié » en berbère) est une ville du sud-ouest marocain, située sur la côte Atlantique à 508 km au sud de Casablanca, dans la région du Souss. Agadir est préfecture de la région administrative Souss-Massa-Draa.


Présentation de la ville

La ville compte environ 700 000 habitants (Gadiris), et l'agglomération (avec les villes voisines, Inezgane et Aït Melloul) 850 000. C'est l'un des principaux centre urbains du Maroc, septième ville du pays après Meknès. La densité de population est assez forte.

La ville est constituée de différents quartiers :


Le centre-ville

Vaste et dynamique, constitué des boulevards Mohammed V et Hassan II, de la Vallée des Oiseaux, les avenues du General Kettani, Mohammed VI, Moulay Abdellah et Mokhtar Soussi ainsi que de la grande avenue des FARS. La Place Salam, la Place de l'Espérance et la mosquée Loubnane font également partie de lui.


Le bord de mer

Animé et dynamique, le bord de mer d'Agadir est constitué du boulevard du 20 aout, de l'avenue Tawada, du boulevard de la corniche, du boulevard Abderrahim Bouabid et de l'avenue de l'oued Souss. Le bord de mer et son quartier touristique comportent beaucoup de restaurants, d'hotels et de cafés modernes. Plusieurs quartiers résidentiels longent la plage et sont donc considéré comme faisant partie du bord de mer. Des projets d'aménagement de la corniche vont en voie de commencement.


Nouveau Talborjt

Très animé, le Nouveau Talborjt a pour principale artère le boulevard Mohammed Cheikh Saïdi. Les autres grandes avenues sont l'avenue du président Kennedy, Moulay Ismaïl, Moulay Youssef. Il y aussi la mosquée Mohammed V, le jardin du Portugal et son musée mémorial et le jardin ibn Zaydoun. Quelques bons hôtels et restaurants ont été amenagé dans les principales artères.


Quartiers résidentiels

Nombreuses villas proches de l'avenue des FARS font partie de cette agréable et majestueuse partie de la ville. les agadiris fortunés habitent dans ce quartier. Plusieurs hectares de verdure entourent ces quartiers résidentiels dont les principales artères sont l'avenue du Caire et des Nations unies. Au nord, les villas sont traversées par le très grand et beau boulevard Mohammed Cheikh Saidi qui fit batir en 1535 la Casbah.


Les ports

Il est constitué d'un port de pêche, d'un port de commerce et d'un port de plaisance en cours d'achèvement, doté d'une marina. L'avenue du Port, qui est sa principale artère, est entourée d'usines de conserve et compte quelques restaurants de sardines. Le port est très moderne et attire chaque année un nombre croissant de touristes. Son marché de poisson près de l'avenue du Port est très réputé et fréquenté.


Médina

Construite en 1992 par Beato Salvatore Polizzi à Aghroud ben Sergaou, petit quartier résidentiel d'Agadir, la medina de 5 hectares ressemble à un musée traditionnel de plein air. Elle répond par ailleurs à un programme très précis, elle abrite des ateliers d'artisans, et de recherche, un beau musée, des résidences individuelles, un petit hôtel d'une quarantaine de chambres, un assez grand jardin exotique ainsi qu'une place d'arrivée aérée sur laquelle s'ouvre un centre d'acceuil, un bar et deux restaurants installés dans l'espace d'une jolie maison berbère. Elle est située a 4,5 km du centre–ville.


L'Ancien Talborjt

Aujourd'hui couvert de végétation, cet ancien quartier autrefois animé et commerçant, rasé aprés le tremblement de terre, est désormais inconstructible. La principale artère est la longue avenue El Moun s'étirant sur plus de 2 km. Il est composé de la colossale casbah saadienne datant du XVIe siècle, de petites ruelles étroites et l'oued Tildi.


Histoire

À l'époque médiévale, Agadir était un bourg de peu de notoriété, Agadir el-arba`, débouché sur la mer de la grande ville du Souss, Taroudant. En 1505, les Portugais fondèrent un comptoir et une forteresse au pied de la colline devant la mer, Santa Cruz do Cabo de Aguer (Sainte Croix du cap Ghir), à l'emplacement du quartier aujourd'hui disparu de Founty.

La place retomba sous contrôle Marocain en 1541. Agadir connut sous le règne saadien, une prospérité exportant dattes, or, sucre et peaux etc...

En 1572, la Casbah fut construite au sommet de la colline. En 1746, les Hollandais installèrent un comptoir au pied de la casbah sous l'autorité du sultan. Après une longue période de prospérité, Agadir déclina à partir de 1760, à cause de la prééminence accordée par le Sultan au port concurrent d'Essaouira Sidi Mohammed ben Abdellah.


Ce coup manqua d'être fatal a la ville.

En 1911, l'envoi d'une cannonière allemande dans son port provoqua le Coup de force d'Agadir (incident franco-allemand).

En 1913, la ville comptait moins de mille habitants. Après 1920, sous le protectorat français, un port moderne fut aménagé et la ville connut un premier essor.

Autour de 1930, Agadir fut une étape importante de l'Aéropostale où Saint-Exupéry et Mermoz faisaient escale.

Dans les années 50, la ville, très dynamique commençait à s'ouvrir au tourisme.

Le 29 février 1960, Agadir, qui comptait alors plus de 40 000 habitants, fut complètement ravagée par un tremblement de terre de magnitude 6,7 sur l'échelle de Richter, qui fit plus de 20 000 morts.

Agadir après 1960
La ville actuelle a été reconstruite 2 km plus au sud. Elle est devenue une grande ville, un port important, le premier port sardinier au monde, et possède une plage célèbre s'étirant sur environ 10 km de long. Son climat offre 300 jours de soleil par an et permet de s'y baigner en toutes saisons.

Premier pôle touristique et premier port de pêche du Maroc, l'activité commerciale est également en plein essor avec l'exportation d'agrumes et de légumes de la fertile vallée du Souss.

Avec ses immeubles blancs, ses larges boulevards fleuris, ses hôtels modernes et ses cafés de style européen, Agadir n'est plus une ville typique du Maroc traditionnel, mais c'est une cité moderne, active et dynamique.

La baie d'Agadir se range parmi les plus belles baies du monde (Club des plus belles baies du monde).

Elle est desservie par l'Aéroport international d'Al Massira.


Economie

Cité moderne, Agadir n'est pas seulement l'une des plus grandes villes au Maroc et la deuxième au sud après Marrakech, avec plus de 720 000 habitants, elle forme aussi un pôle économique en plein extansion grâce à des industries florissantes : Tourisme balnéaire, artisanat et pêche.


Sites à visiter

Musée municipal Bert Flint sur le boulevard Mohammed V
Théâtre de Plein-Air, à 100 mètres du musée
Vallée des Oiseaux, agréable zoo des oiseaux s'étirant sur l'avenue des Administrations, entre les boulevards Mohammed V et Hassan II
L'élégant tribunal près de la Vallée des Oiseaux
Jardin du Portugal et son musée mémorial
Jardin ibn Zaydoun, entre l'avenue du Prince Moulay Abdellah et la rue du 18 novembre
Poste centrale, entre l'avenue Mohammed VI et l'avenue du prince Moulay Abdellah
Mosquée Loubnane, entre l'avenue des FARS et l'avenue du Prince Moulay Abdellah
Mosquée Mohammed V, sur le boulevard du Président Kennedy
Médina, créee par le sicilien Coco Polizzi en employant des techniques de construction berbères traditionnelle
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# Posté le mercredi 19 mars 2008 08:14

Marrakech

Marrakech (marrāki¨), connue sous le nom de « perle du sud », est une ville du Maroc du sud-ouest dans les collines des montagnes de l'Atlas

La ville a été fondée en 1062 par Youssef Ibn Tachfin, premier souverain de la dynastie des Almoravides. Dans le passé, le Maroc était connu en orient sous le nom de Marrakech, cette appelation est d'ailleurs toujours en cours en Iran, le nom Maroc provient lui même de la déformation de la prononciation espagnole de Marrakech : Marruecos.


Présentation de la ville

Marrakech compte environ 1 600 000 habitants (Marrakchi) dont 400 000 dans sa médina, répartis sur une superficie de 6,2 km². La densité atteint les 350 habitants à l'hectare. C'est la deuxieme plus grande ville du Maroc après Casablanca.

La ville est divisée en deux parties distinctes : la médina ou ville historique et la ville nouvelle dont les quartiers principaux s'appellent : Guéliz et Hivernage. Le Guéliz constitue aujourd'hui le centre ville commercial, il fut fondé par les français lors du protectorat. Le quartier de l'Hivernage concentre de nombreux complexes hôteliers. Depuis quelques années, la ville s'agrandit en périphérie. Pour les autorités de la ville, l'urbanisation incessante de Marrakech devrait connaitre un frein dans les prochaines années afin d'éviter une croissance incontrôlée et de rester sous la barre de deux million d'âmes.


La médina et ses portes

La médina ("ville" en arabe) correspond à la ville historique. Entourée de remparts en pisé construits par l'Almoravide Ali Ben Youssef en 1132 . Cette muraille mesure 5 mètres de haut et deux mètres d'épaisseur et s'étend sur une longueur d'environ 12 km.

Une partie de l'enceinte est encore bien conservée, elle fut cependant élargie au moment des agrandissements successifs de la médina, notamment à l'époque almohade. Cette immense enceinte est percée par 19 portes parmi lesquelles il faut signaler les deux principales :

Bab Doukkala est un imposant ouvrage composé de deux bastions en saillie de part et d'autre, d'une porte livrant passage à un corridor. D'origine almoravide, elle doit son nom au territoire homonyme, habité par des populations almohades.
Bab Aghmat est une porte qui s'ouvre dans l'un des bastions qui la défendaient. Ce plan résulte d'un remaniement de la porte primitive d'époque almoravide.
À l'interieur des murailles, se concentre la majorité des monuments historiques de la ville : la Mosquée Koutoubia, la place Jamaa El Fna classée patrimoine oral de l'humanité en 2001 par l'Unesco, et de nombreux palais ...


Guéliz

Sous le protectorat français, la ville s'est agrandie hors de ses remparts dans la zone qui se nomme aujourd'hui (du nom de la colline du Guelliz, mot d'origine berbère). Guéliz correspond au centre de la ville de Marrakech où se concentre l'essentiel de son activité commerciale.

On trouve, entre autres, les lieux touristiques à Guéliz, le jardin Majorelle.


Histoire

Marrakech fut fondée en 454 de l'Hégire, correspondant à l'an 1062 de l'ère chrétienne par Youssef Ibn Tachfin, premier souverain de la dynastie Almoravide.

Très vite, Marrakech, sous l'impulsion des Almoravides, hommes pieux et austères, de nombreuses mosquées et médersas (écoles de théologie coranique) furent construites, ainsi qu'un centre commercial pour le Maghreb et l'Afrique noire. Marrakech grandit rapidement et s'imposa comme un centre culturel et religieux influent, des remparts sont également édifiés pour protéger la ville.

La ville, fut ensuite fortifiée par le fils de Youssef Ibn Tachfin, Ali Ben Youssef, par la construction de remparts sur plusieurs kilomètres, l'architecture de la ville a été inflencée par l'Espagne musulmane.

En 1147, les Almohades, partisans d'un Islam pur et dur s'emparérent de l'enceinte de ville, les derniers Almoravides exterminés, la presque totalité des monuments détruits. Les Almohades constuisirent de nombreux palais et édifices religieux, comme par exemple, la célèbre mosquée de la Koutoubia construite sur les ruines d'un palais almoravide.

Afin d'alimenter la palmeraie et les grands jardins, un système d'irrigation fut perfectionné. Marrakech, par rayonnement culturel attira de nombreux écrivains et artistes, venus notamment d'Andalousie.

En 1269, Marrakech fut conquise par les nomades mérinides aux dépens des derniers Almohades. Lorsque survient l'avènement de la dynastie Mérinide, Marrakech tomba alors dans une certaine léthargie, et son déclin entraina la perte de son statut de capitale au profit de sa grande rivale, Fès.

Au début du XVIe siècle, Marrakech redevient la capitale du royaume, atteint rapidement son apogée, en particulier grâce au sultan Saadien, Mohammed El Mahdi. De part la fortune amassée par les sultans, Marrakech fut embellie, les monuments en ruine alors restaurés et de somptueux palais édifiés.

Marrakech va de nouveau perdre son statut de capitale.

À la fin du XVIIe siècle, l'actuelle dynastie Alaouite succèda aux Saadiens. Le trône est successivement transféré à Fès puis à Meknès, nouvelle ville impériale.

Au début du XXe siècle, Marrakech connaît quelques années de guerres civiles.

En 1912, l'instauration du protectorat français au Maroc met fin à cette anarchie. En 1956, le retour d'exil du roi Mohammed V sera fêté à Marrakech comme dans le reste du pays.


Économie

L'économie de Marrakech repose essentiellement sur le tourisme, le commerce et l'artisanat. L'infrastructure hôtelière a connu ces dernières années une croissance rapide. Le développement futur de Marrakech s'articule aussi autour de l'autoroute Settat–Marrakech de 146 Km en cours de construction, dont l'achèvement est prévu courant 2007. Côté sud, un autre tronçon autorautier Marrakech-Agadir de 233 Km sera mis en service courant 2009. Une ligne TGV reliant la ville à Casablanca est à l'étude pour l'horizon 2015, pour être ensuite prolongée vers Agadir.


Tourisme

La ville est un haut-lieu touristique, plus de deux millions de touristes chaque année.
Marrakech
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# Posté le lundi 17 mars 2008 19:50